La parentalité à l'heure des neurosciences

Longtemps, être parent n’était qu’une histoire de transmission (matérielle, spirituelle, etc), du plus grand au plus jeune, du sachant à l’ignorant, de l’adulte à l'enfant.


Aujourd’hui, il est devenu beaucoup plus clair que la parentalité est plutôt de l’ordre de la co-construction. Je dirais même que c’est un processus qui nous amène à évoluer, comme le passage à la bipédie nous a amenés à développer de nouvelles compétences, à devoir trouver un équilibre dans ces corps qui se relevaient.


A l’instar de l’enfant qui passe d’un milieu aquatique au milieu aérien, devenir parent peut être plus ou moins violent, plus ou moins aisé. Il faut du temps pour s’adapter, s’ajuster, essayer, se tromper, recommencer jusqu’à trouver l’équilibre.


Et ce sont les neurosciences (les neurosciences collectives qui questionnent le développement sensoriel et cérébral et les neurosciences affectives et sociales qui se concentrent sur les relations, les émotions et les rencontres humaines) qui permettent aujourd’hui de comprendre comment fonctionne le cerveau, comment nous apprenons et surtout quels sont nos besoins.


Ces disciplines ont mis en lumière l’immaturité et la fragilité du cerveau des enfants, et la plasticité du cerveau adulte. Elles ont également révélé le rôle vital des émotions, réactions biologiques essentielles, et la puissance de la bienveillance et d’un accompagnement qui soutient et encourage pour que cerveau de gagner en compétences émotionnelles et cognitives.


Être parent n’est donc plus seulement une affaire de reproduction et de statut social mais bien un processus où lien d’attachement et écoute des besoins permettent de devenir des êtres pleinement humains.